Tableau "Conversation" (1906)
Tableau "Conversation" (1906)
Brève info
limité, 20 exemplaires | signé | daté | eau-forte sur papier fait main | encadré | taille 61 x 45 cm
Description détaillée
Tableau "Conversation" (1906)
Emil Nolde est réputé pour ses représentations puissantes des émotions humaines et des états d'esprit intenses. Dans sa gravure "Conversation" de 1906, il dépeint une scène où quatre personnages sont profondément engagés dans une conversation intense. Les personnages sont représentés par des lignes simples, presque rudimentaires, qui se concentrent sur leur langage corporel et l'aura émotionnelle de leur communication. Nolde omet délibérément de détailler les visages et les vêtements, ce qui permet aux personnages d'apparaître plus universels et symboliques. La dynamique entre les individus est soulignée par des hachures audacieuses et un jeu constant d'ombres et de lumières. Leurs corps ne sont pas seulement des supports d'information, mais aussi des expressions d'énergie et d'interaction. L'image se nourrit de la tension entre proximité et distance, créée par la composition. Nolde saisit magistralement l'urgence et le conflit intérieur de la communication dans cette réduction du langage formel. Gravure, 1906. Édition : 20 exemplaires et quelques épreuves sur papier fait main, signés et datés. Catalogue raisonné Schiefler 37 IV. Taille du motif 15,3 x 19,1 cm. Dimensions de la feuille 38 x 54 cm. Dimensions dans le cadre 61 x 45 cm comme indiqué.
Producteur : ars mundi Edition Max Büchner GmbH, Bödekerstraße 13, 30161 Hanovre, Allemagne, [email protected]
A propos Emil Nolde
1867-1956 - Expressionniste allemand
Emil Nolde (né Hans Emil Hansen, puis prit le nom de son lieu de naissance en 1902) est l’un des plus grands expressionnistes allemands. Refusé par l’académie de Munich, il alla à Paris pour continuer ses études à l’académie Julian. À partir de 1905, il vécut et travailla sur l’île danoise d’Als, puis à Berlin et fût, pendant une courte durée, membre du mouvement "Die Brücke" et - pendant une courte durée également - de la Sécession berlinoise.
Peu de temps après avoir quitté le collectif d’artistes "Die Brücke" à la fin de l’année 1907, Nolde rencontra l’artiste norvégien Edvard Munch à Berlin, dont le travail l’impressionna particulièrement. Lors de la visite de son ami Hans Fehr en 1908, il commença à apprendre des techniques d’aquarelle et en devint un véritable virtuose.
L’œuvre de Nolde comprend aujourd’hui de nombreuses aquarelles, huiles, et esquisses, ainsi que quelques sculptures. Sa façon très intense de colorer est l’une des caractéristiques centrales de son travail. Ses œuvres, dont les motifs se cantonnaient au figuratif - paysages, fleurs, scènes urbaines, motifs religieux- se démarquaient à travers son travail des couleurs. Lorsque Nolde s’installa en 1927 dans sa maison de brique de "Seebüll" à Neukirchen dans le nord de l’Allemagne, il s’entoura d’un grand jardin, ce qui lui offrait une grande quantité de motifs.
La position de Nolde concernant le nazisme était, comme la recherche l’a depuis longtemps constaté, problématique. Du fait de son exclusion de la chambre des beaux-arts du Reich, il lui était interdit d’exposer, de vendre et de publier. Nolde se démena à plusieurs reprises pour être réhabiliter et être reconnu comme artiste d’Etat, en vain. Sa peinture était tout simplement formellement incompatible avec les idées nationales-socialistes.
À l’ouverture de l’exposition à la malheureuse réputation d’ "Art dégénéré", 48 de ses œuvres sont exposées et plus de 1000 de ses travaux seront par la suite confisqués. Mais grâce à certains de ses contacts, il sera capable de récupérer une grande partie de ses œuvres.
Malgré son active mise à disposition au système, il lui est, à partir de 1941, interdit de travailler, ce qui ne voulait pas dire, comme on a souvent pu l’entendre, qu’il lui était interdit de peindre. Isolé dans sa maison, il produit pendant la guerre plus de milles de ses "Ungemalten Bilder" (Peintures non-peintes). À l’origine, le terme désignait la fonction de ces aquarelles de petit format, qui lui servaient d’études ou d’esquisses et qui n’ont jamais été transposées en grandes peintures. Après 1945, ces pièces - qui sont assurément fascinantes d’un point de vue artistique - et leurs noms contribuèrent à la mystification de Nolde en artiste persécuté.
En dépit de ses positions idéologiques contradictoires, la valeur artistique de l’œuvre de Nolde reste jusqu’à aujourd’hui incontestée. La façon dont il réussissait à faire briller les couleurs dans une huile sur toile ou une aquarelle reste inégalée.
Les œuvres d’Emil Nolde sont exposées dans le monde entier, dans les musées de grande renommée, comme au Art Institute à Chicago, au musée de l’Ermitage à Saint Pétersbourg, au Musée d’Art Moderne à New York, au Musée-Brücke à Berlin, à l’Albertina de Vienne ou encore au Kunstmuseum à Bâle, pour n’en citer que quelques-uns. Des fondations en son honneur ont également été fondées à Seebüll et à Berlin.
Domaine de la gravure qui comprend des représentations artistiques à partir de différentes techniques d’impression.
On compte parmi les techniques de gravure, entre autres, la xylographie, la chalcographie, la lithographie, la sérigraphie et la gravure à l’eau forte.
Représentation de scènes typiques de la vie quotidienne en peinture. On distingue entre genre paysan, bourgeois ou courtois.
Le genre vécut son apogée et une forte diffusion dans la peinture hollandaise du 17ème siècle. Au 18ème siècle, la peinture courtoise-galante prit de l’ampleur en France, alors qu’elle était, en Allemagne, plutôt marquée par son caractère bourgeois.